Comment créer une savonnerie artisanale ?

Etude de cas : j’ai créé ma savonnerie artisanale

Ça y est, vous êtes tombé dans la marmite des savons maison ? Vous avez découvert comme c’est excitant et tellement mieux pour la peau de fabriquer vos savons ? Laissez-moi deviner : après votre première barre de savon, vous avez rapidement enchaîné sur la seconde puis la troisième … C’est tellement tentant de jouer avec les couleurs, les parfums … Normal, la fabrication de savons est très rapidement addictif ! Puis vient la question de donner vos savons. Il faut bien écouler les stocks. Pourquoi pas les vendre ? Après tout, vos amis vous en demandent. Mais il ne suffit pas de créer de jolis savons pour en faire son métier. Savonnier(ère), c’est un métier et un engagement fort. Vous le découvrirez au travers de l’étude de cas de 3 savonnières professionnelles, qui nous expliquent comment elles ont créé leur savonnerie artisanale : leurs formations, les étapes à respecter et les challenges à relever. N’est pas savonnier qui veut!

 

Monter une savonnerie artisanale : une dose de savoir-faire, deux doses de motivation

Il y a une grande différence entre fabriquer un savon de temps en temps, et produire des kilos de savons, tous les jours… Diriger une savonnerie artisanale c’est au quotidien : tester ses formules, tracer les lots, les matières premières, couper, étiqueter, emballer et surtout trouver ses clients.

Si vous en doutiez, il ne suffit pas de savoir fabriquer de jolis savons pour en faire un métier.

Et si à première vue, un savon à froid est un produit relativement simple et inoffensif, il est bien plus complexe qu’il n’y parait. Entre les allergènes, le bon dosage de la soude et les huiles essentielles… Concevoir un savon qui sera mis sur le marché demande une bonne dose de savoir-faire et deux doses supplémentaires de motivation.

Comment vendre ses savons artisanaux ?

Pour vendre des savons artisanaux il faut commencer par en fabriquer beaucoup !

Peut-être qu’un gel douche industriel, même bio est plus économique. Quoi que … Un savon artisanal, fabriqué à froid, c’est un peu plus cher. Et c’est normal car c’est le prix de l’amour du métier, de la patience, de la créativité et de l’engagement des savonniers et des savonnières qui font revivre le métier d’antan. Et si vous avez eu la chance de tester un savon à froid (sinon faites-le vite !), je parie que vous ne reviendriez pas en arrière. C’est un plaisir tous les matins : plaisir des sens, plaisir pour la peau que vous redécouvrez souple, hydratée et bien, naturellement !

 

J’ai monté ma savonnerie artisanale : 3 savonnières racontent leurs parcours

Natalie, savonnerie QuinteSens

Touche à tout et passionnée, Natalie Marchand propose ses savons sur sa boutique en ligne et dans ses locaux à Dombresson, en Suisse. Elle a créé sa marque, QuinteSens et offre en plus de ses savons, des soins et des formations qui vont de la saponification au “Mood management” par les huiles essentielles.

En plus je suis réflexologue, je fais des massages aux huiles essentiels Aromatouch, je suis maître Reiki

Natalie, créatrice de la savonnerie QuinteSens

Natalie, créatrice de la savonnerie QuinteSens

L’histoire de sa savonnerie artisanale a commencé en suivant son instinct et les hasards de la vie.

Il y a un peu plus de 2 ans, je suis tombée par hasard sur un petit cours d’un après-midi de saponification à froid non loin de chez moi et par chance j’avais congé ce jour-là. Il faut dire que je travaille dans les soins à domicile depuis 16 ans et que je suis aussi foraine depuis 21 ans (date à laquelle je me suis mise en ménage avec mon mari actuel, lui étant forain de famille).

Depuis ce cours je savonne à la maison. Mais en avril 2019, je vois une formation de savonnière sur une semaine et une fois de plus le hasard, j’ai une semaine de congé donc je n’hésite pas, je m’inscris. Je suis la seule participante, c’est cool mais je suis trop avancée pour mon maître savonnier qui est un peu désabusé. Et quand il voir mes créations, il me dit : je n’ai plus rien à vous apprendre, vous êtes ma meilleure Padawan.

Les étapes pour créer sa savonnerie

Natalie commence par suivre une formation et finit par trouver le local idéal à deux pas de chez elle.

J’ai recherché des locaux sans vraiment rechercher, puis j’ai vu des box/garage non loin de chez moi, un peu cher donc j’ai passé mon chemin. Puis à nouveau la même annonce donc je me suis dit que je devais aller visiter. Eh bien là, je me suis dit : ils sont faits pour moi (non fini à ce moment-là), tout en bois en haut, lumineux, chaleureux, plein d’énergie positive……ni une ni deux, je fais les démarches pour avoir ces locaux qui sont à 3 minutes à pieds de chez moi.

Trouver un laboratoire : une étape obligatoire avant d'ouvrir une savonnerie artisanale

Trouver un laboratoire : une étape obligatoire avant d’ouvrir une savonnerie artisanale

Puis viennent toutes les étapes de la création d’une entreprise :

Je suis en Suisse, donc faire les démarches pour se mettre à son compte, trouver des locaux, installer sa savonnerie (labo, boutique, etc.), créer un site internet, avoir un nom d’entreprise, fabriquer pour faire des réserves, trouver des clients avec un peu de publicité, faire des marchés/foires, et surtout en vue de la loi sur la législation des produits cosmétiques pour 2021, la validation des recettes pour être aux normes et ne pas se faire embêter par le service de l’hygiène, les étiquettes, l’emballage.

Il ne restait plus qu’à se lancer !

La Savonnerie & Espace Soins QuinteSens a été créée officiellement au 1er septembre 2019, locaux neuf sur 2 étages pour une surface de 150m2.

Mais une fois installée, il a fallu générer des revenus rapidement et amortir les investissements. Création d’une entreprise, site web, boutique … Et faire venir les clients dans la boutique n’est pas chose aisée.

L’enjeu, le gros défi était d’arrêter de travailler donc plus de revenus fixe et de vivre de la savonnerie au bout de 6 mois.

Et c’est une belle réussite !

fabrication de savons à froid

La plus grosse difficulté qu’elle a rencontrée :

Faire venir les gens à la boutique.”

Son plus gros raté :J’ai raté une fois un savon de 3 kg car il a figé sur place lorsque j’ai ajouté une fragrance.”

Sa fierté :Avoir réussi à créer ma savonnerie, la Savonnerie QuinteSens & Espace Soins, un endroit plein d’énergie et de zénitude avant tout, mêlant odeur de savons et senteurs des huiles essentielles.

 

Comment concevoir un savon éco responsable et rentable ?

Question difficile, concevoir des savons éco responsables, ce n’est pas le problème de concevoir, c’est plutôt l’étiquetage et l’emballage qui posent problème puisque le savon doit avoir une étiquette aux normes alimentaires ou un emballage alimentaire aussi. Et le savon d’une manière ou d’une autre doit comporter le lot du savon, donc étiquette oblige. Même si l’on sait pertinemment que l’étiquette va à la poubelle, on ne va pas savoir autrement quel était le lot qui aurait pu poser problème. Et pour ce qui est de la rentabilité, il faut tout calculer : fournitures ingrédients, temps de travail, étiquette, emballage, etc. et définir quelle marge commerciale on veut !!!

 

Sylviane, savonnerie Fleur de Vigne

Sylviane Jacquod a l’idée de faire le lien entre l’activité de son mari, vigneron-encaveur, et ses savons. La savonnerie Fleur de vigne est née ainsi.

Sylviane, créatrice de la savonnerie Fleur de Vigne

Sylviane, créatrice de la savonnerie Fleur de Vigne

Sylviane imagine des savons en forme de bouchons, et toutes sortes de savons inspirés par les productions de la vigne, comme le “Grappe et Moût” dont le parfum rappelle celui du raisin noir.

Les circuits de distributions choisis par Sylviane sont surtout locaux : son site web et des points de vente dans sa région en Suisse (à Bramois).

Les étapes pour créer sa savonnerie artisanale

Pour lancer son activité, Sylviane a suivi deux formations dont celle de Leanne et Sylvain Chevalier, dont je vous recommande l’excellent livre “Je crée mes savons au naturel“.

J’ai suivi une école sur les plantes médicinales… qui en parlais au cours de biochimie et j’ai aussi un diplôme de laborantine en biologie végétale, ce qui m’a permis de découvrir le procédé « chimique » de la fabrication d’un savon. Puis j’ai quand même suivi deux cours sur la saponification à froid.

Le point fort des savons de Fleur de Vigne, c’est leur composition originale qui fait le lien avec les produits de la vigne. Mais intégrer des additifs d’origine végétale dans un savon, ce n’est pas facile.

Il faut bien composer sa recette. Puis si on utilise des huiles essentielles ou autres parfums ceux-ci peuvent avoir des réactions tels qu’ils figent le savon avant de l’avoir mouler. Puis les ajouts tels que jus de fruits ou laits, peuvent aussi altérer votre savon au niveau de la fabrication.

savon artisanal au raisin

Le savon artisanal “Grappe et Moût” à l’huile de pépins de raisin

En Suisse, la législation permet encore à une savonnerie artisanale d’exister sans trop d’investissements

Mais cela va changer très vite :

Dès avril 2021, en Suisse nous devrons changer notre loi sur la cosmétique et devoir s’aligner sur la loi européenne. On va devoir remplir des dossiers d’information sur nos produits et les personnes qui font des produits cosmétiques style crème de jour etc. vont devoir homologuer leurs produits. Ce qui signifie qu’ils vont devoir payer une homologation pour chacun de leurs produits qui sera très onéreux et du coup, je pense que tout l’artisanat va se casser la figure !

Pour Sylviane ce n’est pas encore une activité qui lui permet de gagner sa vie.

La plus grosse difficulté qu’elle a rencontrée :

C’était de pouvoir avoir des réponses à mes questions“. Savoir comment trouver les matières premières en gros et à prix raisonnable. C’est un secret bien gardé.

Son plus gros raté :Question fabrication de savon, on en rate toujours au début. C’est normal ! Il faut bien composer sa recette.

Une fierté : “La première fois que j’ai fait un joli marbré !”

 

Émilie, savonnerie Vingt Trois

Emilie Sarrazin est sur le point de lancer sa marque Vingt Trois. Sur son compte Instagram (milivolt), Emilie partage les étapes de son projet et les recettes des savons qu’elle a imaginé : des savons à la composition pure, et des couleurs naturelles. [Edit : retrouvez les savons d’Emilie sur son site internet vingt trois)

J’essaye à travers mes recettes de proposer des savons naturels, sains et élégants. Pour obtenir de jolies couleurs j’utilise ce que nous offre la nature : des épices, de l’argile ou des plantes. J’ai choisi d’en parfumer certains avec des huiles essentielles sélectionnées avec soin pour leurs vertus sur la peau. J’aime vraiment l’idée de mettre en valeur un savoir-faire artisanal français qui peut prendre soin de notre corps et de notre planète.

Pour Émilie, le déclic c’est fait en entrant dans une savonnerie artisanale au Canada :

Comme beaucoup de gens il y a quelques années j’ai commencé à me questionner sur ma consommation et sur les produits que j’utilisais tous les jours sur ma peau. Je me suis naturellement tournée vers les soins solides et c’est pendant un voyage au Canada que j’ai découvert le savon saponifié à froid. Je suis entrée dans une savonnerie et c’était presque magique, je me suis tout de suite sentie à ma place ! En rentrant en France je me suis beaucoup documentée dans des livres et sur internet et j’ai commencé à fabriquer des savons chez moi en créant mes propres recettes. J’ai d’abord réalisé des choses simples et j’ai rapidement voulu rajouter de la couleur, des odeurs, et tester des techniques différentes !

savon artisanal au raisin

Émilie, créatrice de la savonnerie “Vingt Trois”. Photo Marion Roudil.

Les étapes pour créer sa savonnerie

Une formation pour avoir des bases solides :

J’ai souhaité approfondir mes connaissances et j’ai réalisé une formation de 15 jours à l’UESS de Forcalquier. Ce stage m’a vraiment décidé à sauter le pas et à créer ma propre savonnerie artisanale !

L’installation d’un laboratoire et la validation de toutes les recettes :

Pour l’instant mon entreprise est créée et mon laboratoire est prêt ! Mes recettes sont en cours de validation auprès de mon toxicologue et j’espère pouvoir produire mes savons dès le mois d’avril. Je croise les doigts !

En France le savon est considéré comme un cosmétique, il est donc soumis à la réglementation Européenne de la cosmétique. Il n’est pas nécessaire de suivre une formation spéciale pour créer sa savonnerie mais il faut quand même avoir des notions au niveau de la législation cosmétique.

Il faut un local dédié à la fabrication, ce n’est pas possible de le faire dans sa cuisine si on souhaite vendre ses savons. Puis il faut choisir son statut d’entreprise, trouver ses fournisseurs, aller voir les banques, les assurances, un comptable, … mais il faut surtout faire beaucoup de savons !!! Il faut aussi savoir dans quoi on se lance car ça peut être sympa de faire un savon de temps en temps mais il faut s’imaginer faire ça tous les jours en grosse quantité car pour en vivre il faut en vendre et donc manipuler de grosses quantités de matières premières, c’est un métier beaucoup plus physique qu’on pourrait le penser !

Et la recherche des fournisseurs en accord avec ses valeurs

Au début je voulais travailler qu’avec des producteurs locaux, malheureusement, ce n’est pas évident de jongler entre le biologique, le local et le côté économique ! Par exemple l’huile de coco et le beurre de karité sont deux matières premières qui ne sont pas produites en France mais j’en ai besoin dans la création de mes savons.
J’ai donc choisi de travailler avec des entreprises françaises qui importent des matières premières issues de l’agriculture biologique et quand cela est possible avec un fournisseur local. Par exemple la spiruline que j’utilise provient d’une ferme biologique à quelques km de chez moi, et le café provient du torréfacteur de ma ville.

Sa plus grande difficulté :

Franchir le pas de la reconversion professionnelle.

Au début j’ai eu beaucoup de mal à parler ouvertement de mon projet, je trouvais ça un peu « farfelu » et puis j’avais eu quelques réflexions du genre « il va falloir en vendre des savons pour en vivre ! » ou « tu crois vraiment que tu auras un meilleur salaire qu’en étant infirmière ? », c’est vrai qu’en tant qu’infirmière je suis habituée à un salaire énorme … :D Finalement j’en ai parlé petit à petit et j’ai eu bien plus de retours positifs et encourageant que j’aurais pensé !

Son plus gros raté : ” Une fois j’ai préparé un savon à la lavande et j’ai oublié de rajouter une partie de l’eau dans la préparation, j’ai eu un doute quelques jours après car je me revoyais faire le savon mais je ne me souvenais pas avoir mis l’eau ! C’est le test du pH qui m’a confirmé mon erreur après la cure de 6 semaines … 500g de savon à la poubelle !”

Sa plus grande fierté :  “Ce sera le moment où je vendrais mon premier savon !”

 

Comment concevoir des savons qui soient éco responsables et rentables ?

Je pense qu’il faut réaliser des savons simples, pour se laver on n’a pas besoin d’avoir 25 ingrédients avec une couleur fluo et une odeur qui envahit la salle de bain.

 

Dans quelles conditions peut-on vendre ses savons maison ?

On trouve beaucoup de savons sur Internet sur les market place comme Etsy … et sur les marchés aussi. Est-ce que tout le monde peut vendre ses savons maison ?

La règle c’est que la règlementation cosmétique s’applique à tous.

Alors, occasionnellement, autour de vous : si vous vendez quelques savons, c’est sous votre responsabilité. Je l’ai fait … Il en va de même pour les produits que vous pourriez offrir à des associations ou pour la fête de l’école. Dès lors que vos savons sont commercialisés, certaines obligations vous incombent.

 

Les principales règles à respecter pour vendre des savons artisanaux

En Europe, la commercialisation de produits cosmétiques est encadrée (règlement (CE) n°1223/2009 du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques). Ceci dans le but de garantir à tous les utilisateurs l’innocuité des cosmétiques, dans les conditions normales d’utilisation.

Concrètement, pour vendre des savons voici ce qu’il faut savoir :

  • Respecter les règles sur la composition : la liste des ingrédients, des colorants et des conservateurs est encadrée.
  • Garantir un étiquetage précis : l’emballage doit comporter entre-autre, vos mentions légales, la liste des ingrédients et la durée de conservation. Vous devez indiquer aussi les allergènes ainsi que les éléments permettant la traçabilité du produit.
  • Ne pas induire en erreur le consommateur sur la nature du produit : les allégations sur les produits et leurs propriétés sont encadrées. Un savon qui vous rendrait plus belle ou plus jeune par exemple n’est pas autorisé :). En France, vous ne pouvez pas vendre des savons qui ressemblent à des produits comestibles. Comme une tranche de banana cake ou un cupcake à la framboise.
  • Valider la composition de chaque savon. Cela implique de faire approuver CHAQUE recette de savon par un toxicologue ou une personne habilitée à le faire. Ensuite, la formule est enregistrée au niveau Européen.

Il y a encore bien d’autres obligations à respecter ! Pour en savoir plus, lisez l’article de Zenziblog : A quelle règlementation est soumis un savonnier ?

Je vous invite à vous renseigner auprès de professionnels et à consulter les règles de mise sur le marché de produits cosmétiques.

Une savonnerie artisanale doit justifier d’un laboratoire distinct

C’est ce qui permet de garantir des règles d’hygiène précises. Il faut porter une charlotte, une blouse, des sur-chaussures … Et tenir les matières premières bien séparées.

Il faut aussi veiller à tenir à jour la traçabilité des ingrédients, des lots fabriqués …

Vous l’aurez compris, on ne s’improvise pas à la tête d’une savonnerie artisanale du jour au lendemain.

 

Fort heureusement rien ne vous empêche d’offrir vos merveilleux savons, en respectant tout de même quelques règles de prudence.

 

3 conseils pour offrir ses savons sans risque

Apprendre à utiliser les huiles essentielles

Une erreur est vite arrivée : un dosage un trop important, une erreur de calcul …  Certaines huiles essentielles peuvent provoquer des allergies. D’autres sont déconseillées aux femmes enceintes.  Lorsque vous offrez un savon, vous ne pouvez savoir avec certitude comment il sera utilisé et dans quelles mains il finira.

C’est pour cela qu’il est essentiel d’apprendre à employer les huiles essentielles dans un savon. Connaître le bon dosage. Savoir quelles huiles essentielles sont sans danger et quelles sont les propriétés qu’elles donneront à votre savon. Pour cela je vous invite à découvrir mon livre : “Parfumer les savons avec les huiles essentielles”.

Indiquer les huiles essentielles et les éventuels allergènes

Natalie : C’est compliqué mais je pense que pour offrir un savon, il faut que le savon soit neutre sans huile essentielle (si l’on ne connait pas la personne) afin d’éviter les éventuelles allergies ou allergènes à un des composants. Mes clients se connaissent et sont donc capable de me dire ce qu’ils ont besoins dans un savon. Tels que : oui je veux de l’huile d’olive, pas d’huile essentielle, oui un savon qui sent bon, un savon pour les mains, un shampoing pour les cheveux aux poudres ayurvédiques ou encore un savon pour le visage au charbon actif, etc. Les clients savent ce qu’ils veulent ou connaissent les gens à qui ils vont l’offrir.

Contrôler le pH des savons après la cure

Émilie : Je dirais surtout de faire attention au pH de son savon avant de l’offrir, c’est vraiment lui qui indiquera si la réaction de saponification a été réussie. Il faut toujours bien se renseigner auprès du fournisseur pour connaitre les quantités maximales à mettre dans sa préparation.

Je vous invite à lire cet article pour en savoir plus sur le pH dans un savon, comment et pourquoi le contrôler.

 

Un grand merci à nos trois savonnières d’avoir partagé leurs expériences !

Pour retrouver leurs savonsQuinteSens, Fleur de vigne et les savons Vingt Trois.

 

Et vous, avez-vous déjà eu envie de vous lancer ? Prêt pour vendre vos savons ?

 

Photos : Allie Smith – Unsplash. Marion Roudil pour Emilie, QuinteSens, Fleur de Vigne.

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5 réponses
  1. Eve
    Eve dit :

    Salut,
    Merci pour cet article intéressant ! Je oense me documenter plus sur les réglementations en Suisse prochainement. Je fais beaucoup de savon et l’idée m’a souvent traversé la tête de les vendre dans les magasins du coin, même si il y a déjà 1000 savonneries. Surtout pour pouvoir en fabriquer plus et inventer de nouvelles recettes. Mais avoir des locaux dédiés est un sacré investissement !
    Bonne soirée,
    Eve

    Répondre
  2. Marion
    Marion dit :

    Je découvre depuis une petite année le plaisir de faire mes cosmétiques maison : savons, shampoings solide, chantilly de karité… J’élargis mes connaissances un peu plus chaque jour et me découvre une véritable passion ! Mon prochain cap : la saponification à froid (pour l’instant, mon petit appart très peu aéré ne me le permet pas et je n’ai testé que le Melt & Pour, pas entièrement satisfaisant).
    Cet univers me passionne tellement que j’ai déjà réfléchi à un potentiel projet de reconversion, le jour où je ne supporterai plus mon métier. Le lien de cette étude de cas va donc direct dans mes favoris, pour rêver ce projet et, eut-être un jour, le réaliser ! Merci !

    Répondre
    • Caroline
      Caroline dit :

      Merci Marion,

      J’espère que lorsque ce sera la cas, vous viendrez nous raconter votre reconversion.
      Vous verrez, les savons à froid c’est totalement addictif :)

      A bientôt,

      Répondre

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