Epuisement et oubli de soi : comment sortir du piège ?

Epuisement et oubli de soi, comment sortir du piège ?

Nous allons aborder un problème qui touche de nombreuses femmes : l’épuisement et l’oubli de soi dans sa vie personnelle. C’est bien plus courant qu’on ne le pense. Dans la série « Ralentir » qui me tient tant à cœur, j’ai invité Sylvie Damestoy, coach des affirmées heureuses. Dans cet article, vous apprendrez à repérer les symptômes de l’épuisement et quels outils vous permettent de sortir du piège de s’oublier et de se sacrifier pour les autres. Une interview passionnante, à regarder jusqu’au bout.

Entre famille et travail, le piège de l’épuisement émotionnel

Sylvie tu es la créatrice d’un groupe FacebookLes affirmées heureuses.

« Réveille en toi la femme affirmée pour vivre libre et sans peur, selon tes choix.  » Peux-tu décoder ce que cela signifie pour toi ?

Sylvie : C’est vraiment quelque chose qui vibre très, très fort. Parce que je suis une ancienne femme qui s’est oubliée, qui s’est sacrifiée longtemps. C’est devenu une cause, une mission de vie pour moi, d’aider les femmes.


J’aide les femmes à se reconnecter à elles-mêmes pour vivre la vie qu’elles méritent. Sans plus se laisser emporter par leur manque de confiance en elles, ou par la peur d’être rejetées.

Ce sont souvent des femmes qui ont des grosses blessures avec la dépendance affective. Et ça arrive à tous les âges de la vie.

Le surmenage des mères de famille

La charge mentale et le surmenage des mères de famille


Comment reconnaître les symptômes de l’épuisement avant l’effondrement ?

Les symptômes de l’épuisement émotionnel et affectif

Les signes de l’épuisement ne sont pas toujours faciles à reconnaître :

  • épuisment physique
  • fatigue psychique
  • une relation aux autres insatisfaisante
  • la sensation de courir après l’amour des autres


Beaucoup de femmes me disent qu’elles se retrouvent dans un état de dépendance affective vis à vis de leurs enfants. Quand leurs enfants partent de la maison, elles se rendent compte qu‘elles ne se connaissent pas.


Une prise de conscience tardive

La prise de conscience qu’on s’est oubliée vient tardivement : autour de 45 ans.

Beaucoup de femmes passent à côté de leur vie.

Elles sont prises dans l’engrenage du travail, des enfants, de la construction de leur vie, la construction du couple. Elles ne s’en rendent pas compte.

Et souvent, c’est assez tard, à partir de 45/50 ans que la conscience vient.

« Je me suis sacrifiée pour mes enfants et moi, dans l’histoire, qu’est-ce que je deviens ? »

Sortir du piège de l’épuisement et de l’oubli de soi

Comment trouver le bonheur quand on ne se connaît pas ?

Les femmes que j’accompagne sentent qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

C’est difficile de reconnaître les signes de l’épuisement dans les symptômes du corps.

Et quand elles ont compris, elles ne savent pas du tout comment se reconnecter à elles-mêmes.

C’est la demande que j’ai le plus. « Je ne sais pas par quoi commencer. » Parce qu’à un moment, on ne sent plus rien.

Elles sont perdues et elles ont besoin d’être accompagnées, prises par la main.


Le risque : combler le vide sans guérir

Quand les enfants partent de la maison, les femmes qui se sont oubliées se sentent seules et épuisées.

En général, elles passent par une phase où elles vont aller s’étourdir avec des activités.

« Je vais sortir avec mes copines, je vais aller au restaurant, me mettre à voyager. »

Mais là, on est encore dans une recherche de choses extérieures. C’est là qu’il est important d’aller voir à l’intérieur. Pour trouver ce qui leur fait du bien.

rechercher à combler le vide dans les activités

Chercher à combler le vide, c’est bien, mais il ne faut pas sauter l’étape de regarder ce qui compte vraiment pour vous



Se faire accompagner pour trouver ce qui compte pour soi

La première étape : se reconnecter à soi

Être guidée et accompagnée, cela facilite énormément les choses. Il y a le principe du regard extérieur, du regard neutre et bienveillant de l’accompagnant. Cela réduit le temps, et cela donne du courage.

Souvent ces femmes se sentent perdues et très seules. Et oui, elles ont besoin de quelqu’un à leurs côtés.

Dans mon accompagnement, je leur donne les bases : le travail sur les valeurs, la compréhension de ses besoins. Cela passe par des questions et des exercices pour comprendre ce que ta vie démontre. Qu’est-ce qu’elle dit de toi ?

Parce que ce que tu fais dans ta vie, tes réactions, ce vers quoi tu vas te montre quelque chose. C’est ce qui est important pour toi.

Il faut se retrouver, se remettre à s’entendre, à se comprendre.

C’est incroyable à vivre de voir des femmes qui s’épanouissent. C’est comme une rose. Le bouton est fermé, et à la fin tu les vois éclore. Il n’y a pas plus beau. (Sylvie)

Retrouver le bonheur après l'épuisement

Apprendre à s’observer pour retrouver le fil conducteur

Cela passe par un travail d’observation intense au début. Ensuite, on peut en tirer certaines conclusions.

Il y a des fils qui sortent, on commence à tirer le fil de la pelote de laine. Tant qu’on ne le fait pas, on est coupé de soi-même.

Il faut prendre conscience des choses que l’on fait automatiquement.

Ainsi, j’aide les femmes à ramener à la conscience ce qui est important pour elles, pour qu’elles puissent les intégrer dans leur vie.


Chez les femmes entrepreneuses, l’épuisement émotionnel est très présent

Sylvie, que je connais depuis longtemps, est une multi-entrepreneuse, qui a eu plusieurs activités consécutives, pas toujours sur la même thématique. À chaque fois, Sylvie a su se réinventer, repartir, se recentrer pour aller sur ce qui la fait vibrer, sur sa mission de vie.


Entreprendre avec tout son cœur, c’est risquer de s’effondrer

Quand on est entrepreneuse, les femmes y mettent tout leur cœur. Et particulièrement dans le secteur du bien-être, du naturel : dans son business, on met ses valeurs, on met toute son énergie.

C’est très spécifique et entreprendre dans ce secteur demande beaucoup d’investissement personnel. Il demande une approche différente.

trouver sa mission de vie

Entreprendre dans le secteur du naturel, ce n’est pas un business comme les autres


Il est rare de réussir et de trouver sa mission du premier coup

Caroline : Est-ce que tu veux bien nous expliquer comment tu en es arrivée, par itérations, à trouver ta mission ?

Le tout premier paramètre, ça a été mon divorce. Je me suis retrouvée seule. Et comme j’avais toujours été « femme de » je me suis retrouvée à devoir prendre ma vie en mains et à construire quelque chose par moi-même.

À ce moment-là, j’ai rencontré le business en ligne. Ça a été un peu un coup de poing dans la figure.

J’ai découvert qu’on pouvait gagner sa vie en utilisant Internet. Ça a été une véritable révélation.

À ce moment-là, j’avais changé mon alimentation et j’ai commencé à vouloir aider dans le domaine de la perte de poids.

Peu à peu, j’ai construit ce business-là. Et puis à un moment, cela ne vibrait plus suffisamment en moi. J’étais en train de commencer à m’y épuiser.

Donc j’ai décidé de choisir quelque chose de plus léger.

J’ai basculé sur l’aide aux femmes de 50 ans, les belles quinquas. Et j’ai recommencé à m’épuiser. Là, j’ai fait un burn out. (Voir l’article : Slowpreneur, comment ralentir ?)


Quand le burn out est un cadeau

La vie m’a redonné un coup de pied pour terminer mon travail sur moi. L’histoire. Je suis restée K.O. pendant quatre ou cinq mois, quasiment alitée, épuisée.

Alors, j’ai un travail sur moi en profondeur.

Tout ce que je fais faire maintenant aux femmes que j’accompagne, parce que j’ai fait moi-même le parcours.

Le burn-out m’a apporté la compréhension de moi-même.

C’était clair : il fallait arrêter de me sacrifier. Que ce soit pour l’un, pour l’autre ou même pour mon business.

Et faire vraiment ce qui vibre dans la joie. Et donc c’est comme cela que j’ai décidé d’aider les femmes à penser à elles et à se connecter à ce qui est réellement le plus fort pour elles.

Ce cheminement m’a amené à désormais me former en tant que coach pour les aider à se prioriser avant de s’oublier pour les autres.

Le burn-out des entrepreneuses

Le burn-out des entrepreneuses : quand rien ne fonctionne et qu’on augmente les heures de travail pour compenser


Entrepreneuse : l’erreur de n’écouter que ce qui est logique

Quand on crée une entreprise, l’erreur, c’est de n’écouter que le côté intellectuel qui nous pousse à choisir un business ou un marché.

« C’est logique de faire ça par rapport à mon vécu ».

C’est ce que la plupart des entrepreneurs font la première fois. Tout comme Sylvie, l’a démontré dans son parcours.

On est souvent beaucoup trop configurées dans le mental, on part sur ce qui est logique.

Mais à chaque expérience, Sylvie s’est épuisée. Elle n’a pas mis les limites et son activité ne la faisait pas grandir.


S’épuiser avec les techniques et les stratégies toutes faites

En tant qu’entrepreneuse, on peut s’épuiser facilement à chercher non pas l’amour de ses clients, mais une certaine forme de reconnaissance.

Et se retrouver rapidement complètement déconnectée.

On perd de vue ce qui a du sens pour nous et pourquoi on le fait.


Sylvie : Je l’ai vécu. L’épuisement de deux thématiques de business sur lesquelles je n’étais pas alignée. Qui me faisaient vibrer, mais sur lesquelles je n’étais pas entièrement à ma place.

Et puis quand tu commences l’entrepreneuriat, on apprend plein de techniques marketing : que tu dois publier à tel endroit, à tel endroit, sur YouTube, sur Instagram. Et tu t’épuises très vite.

Par exemple : certaines personnes vont se forcer à faire des vidéos alors que c’est l’écriture qui vibre. Ou alors, elles vont s’obliger à publier sur plein de plateformes différentes. Alors que non, il n’y a qu’Instagram qui leur plaît.

Si tu n’écoutes pas ce qui te met vraiment en joie, ce que tu as vraiment envie de faire, tu t’épuises et tu ne peux pas réussir.

Entrepreneuses du naturel, construisez le succès qui vous ressemble

Le secret de la réussite, c’est l’énergie

Quand on crée une entreprise dans le secteur du naturel, ce n’est pas que pour gagner de l’argent.

Les entrepreneuses ont envie de changer leur monde et d’aider leurs clients. Elles entreprennent souvent dans le cadre d’une reconversion professionnelle.

Qu’on soit naturopathe, herboriste, savonnier, qu’on fasse des cosmétiques bio, du coaching, un commerce équitable et écologique … Ce n’est pas juste pour gagner de l’argent.

On comprend beaucoup plus de choses au niveau énergétique que dans la tête. Au niveau rationnel. Et c’est difficile pour l’entrepreneur de maîtriser et de mobiliser correctement son énergie (Caroline)


Sylvie : C’est très important de s’écouter, et de suivre ce qui est léger. C’est comme ça que tu vas pouvoir créer ta liberté et tenir dans le temps.

Pour créer une différence tout simplement. Parce que sinon tout le monde fait la même chose.


Pour un marketing authentique

Pour moi, le marketing doit être authentique. Cela ne peut pas fonctionner d’utiliser les mêmes ficelles que tous les entrepreneurs.

Comme tu le disais très justement, si tu te forces à faire une vidéo et à mettre ton pitch de vente à la minute 2,30 alors que tu n’es pas à l’aise, c’est tellement inauthentique que les clients le ressentent.

Et c’est là qu’on tombe dans le piège d’être de plus en plus en recherche de l’amour et de la reconnaissance de ses clients. Et paradoxalement, c’est là qu’on s’en détache le plus. C’est un cercle vicieux.

Plus on essaie d’appliquer des techniques et plus les clients le sentent, et plus ils s’éloignent. Et plus on en remet une couche.

Le plus difficile à apprendre, c’est que l’on comprend beaucoup plus de choses au niveau énergétique que dans la tête. Au niveau rationnel. Et ça, c’est un parcours en tant qu’entrepreneur. Apprendre à faire ça.

Et c’est ce qui conduit les entrepreneuses à l’échec.

Stratégie réseaux sociaux : Entrepreneuse à mission, il est temps de briller !

La clé du succès n’est pas dans les techniques business, elle est en vous !



Pour conclure, vous, les entrepreneuses à valeurs, les entrepreneuses du naturel qui mettez tout votre cœur pour développer votre activité : si vous vous sentez perdue, que vous voyez que les fameuses techniques toutes faites, vous plombent.

Si vous n’avez pas les résultats que vous espérez, et que vous sentez qu’à l’intérieur, c’est lourd. Parlons-en ensemble.

J’ai plein de belles histoires et de beaux outils à partager avec vous pour sortir de là.

Et vous, vous vous reconnaissez dans ces femmes qui, par amour ou par passion, s’oublient et finissent épuisées ? Comment avez-vous changé de cap ?

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