Comment faire un macérât maison?

C’est l’automne, il n’y a plus grand chose dans le jardin. Pourtant on peut profiter des bienfaits des plantes toute l’année; il suffit de réaliser un macérât huileux. C’est l’infusion des plantes dans une huile que l’on utilise ensuite en massage ou dans les cosmétiques. Et c’est tout simple à faire.

Le macérât de calendula est très utile pour toute la famille, il est un de mes indispensables pour soigner les petits bobos, les peaux irritées et pour mes recettes de crèmes maison.

Je vous présente la méthode pas à pas pour fabriquer un macérât huileux pour vos huiles de soin, vos baumes et vos crèmes maison.

La méthode pour faire un macérât maison

L’été est le moment idéal pour cueillir les plantes médicinales. On les récolte en général en fin de matinée. Pour la plupart des plantes on cueille les sommités fleuries, en début de floraison.

Les macérâts les plus courants sont les macérâts de calendula, de millepertuis ou d’arnica.

Macérat de fleurs de pissenlit

 

Etape 1 : comment faire sécher les plantes ?

Disposez les plantes en une seule couche sur un tissus, dans un endroit bien ventilé et à l’abri du soleil direct. Laissez-les sécher quelques jours (jusqu’à une semaine selon les plantes), en les retour

nant de temps en temps.

 

 

Certaines plantes comme le thym, le romarin, le basilic peuvent être séchées en bouquet, tête en bas.

Pour savoir si la plante est prête, elle doit s’effriter lorsqu’on la frotte entre les doigts. On peut alors la conserver dans un bocal en verre, à l’abri du soleil et de l’humidité ou l’utiliser pour préparer un macérât maison.

Fleurs de calendula séchées

Etape 2 : quelle huile choisir pour faire un macérât ?

Toutes les huiles végétales ne sont pas adaptées à la réalisation d’un macérât huileux. Il faut choisir une huile stable, qui n’est pas sujette à l’oxydation et que l’on pourra ensuite utiliser en application externe.

  • A éviter : le tournesol et le colza qui vont rancir rapidement. Et les huiles qui sont solides à température ambiante comme l’huile de coco, le beurre de cacao ou de karité.
  • A choisir pour un macérat : l’huile d’olive, l’huile d’amande douce ou l’huile de jojoba (bio) qui résistent bien à l’oxydation et sont faciles à utiliser en support avec des huiles essentielles ou dans des recettes cosmétiques.

 

Etape 3 : comment faire un macérât maison ?

Je vous propose deux méthodes pour réaliser un macérât maison. La première, la méthode traditionnelle demande très peu de préparation mais nécessite 4 à 6 semaines de repos. La seconde, la méthode à chaud vous permet d’avoir un macérât huileux un peu moins concentré mais en seulement 2 heures.

La méthode traditionnelle de macération des plantes

  • Placez la plante séchée dans un bocal en verre stérilisé, et tassez bien pour le remplir à moitié.
  • Recouvrez d’huile végétale, jusqu’à hauteur du bocal.
  • Agitez doucement et refermez le bocal.
  • A noter : certaines plantes vont flotter, ce qui ne pose pas de problème en soi tant qu’elles sont bien recouvertes d’huile.
  • Placez le bocal dans un endroit chaud, mais pas en exposition directe du soleil.
  • Laissez reposer pendant 4 à 6 semaines en secouant de temps à autre.

L’huile est infusée lorsqu’elle a pris une belle coloration (d’orange clair pour l’huile de calendula, à rouge pour l’huile de millepertuis) et son odeur doit vous rappeler celle de la plante.

 

Pour filtrer l’huile j’utilise des filtres à thé que l’on trouve dans le commerce. On peut aussi utiliser une petite mousseline. En revanche, je déconseille les filtres à café qui sont trop épais.

  • Placez le filtre à thé dans un petit entonnoir ou directement dans un bocal propre en verre et versez doucement votre macérât.
  • Une fois que toutes les plantes sont dans le filtre à thé, pressez doucement pour extraire l’huile qui reste dans les plantes. Vous verrez que cette partie de l’huile est plus concentrée.
  • Étiquetez votre flacon d’huile et conservez-le à l’abri de la lumière et du soleil.

 

 

Votre macérât peut se conserver un an s’il est stocké dans de bonnes conditions. Vous pouvez y ajouter quelques gouttes de vitamine E pour prévenir son oxydation. Si votre macérât prend une odeur rance (qui vous rappellera celle de vieux crayons), jetez-le sans hésiter.

huile de calendula maison

La macération à chaud

Cette méthode convient bien si vous êtes pressé. Elle permet d’obtenir un macérât huileux en quelques heures, mais le résultat est moins concentré que la première méthode.

  • Remplissez un bocal en verre à moitié avec la plante séchée
  • Recouvrez d’huile
  • Ne fermez pas le bocal
  • Faites chauffer doucement une casserole d’eau et placez votre bocal au bain marie pendant 2 heures environ
  • L’eau ne doit pas bouillir, essayez de conserver une température d’environ 40° à 50°
  • Il faut surveiller votre bain-marie pour que l’eau ne s’évapore pas
  • Retirez du feu et laissez refroidir complètement avant de refermer le couvercle

Procédez comme indiqué plus haut pour filtrer votre macérât.

 

Comment utilisez votre macérât maison ?

Les macérâts sont réservés à une utilisation externe. Selon la plante que vous avez infusée vous pouvez l’utiliser en cosmétique pour la réalisation de crèmes par exemple ou en huile de massage associé à des huiles essentielles pour soulager certains maux (comme l’huile d’arnica pour les bleus ou l’huile de calendula pour apaiser les peaux irritées).

Pour connaitre les différentes utilisations du macérât de calendula je vous invite à consulter ces articles :

13 façons d’utiliser l’huile de calendula

Comment faire son huile démaquillante maison ?

Recette de gommage pour le corps au miel et calendula

 

Et vous, comment utilisez-vous les macérâts ? Quelles sont vos plantes préférées ?

 

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